Dans le train ce matin, aucunes places assise de libres. J'ai du rester debout, derrière les portes du wagon, adossée a la paroi des toilettes. J'étais à côté du sas de changement de wagons. Il m'est revenu à l'esprit ce jeu, que nous avions inventé, alors que l'on était en ce2. "Vite on va louper le train !! oh non y'a plus de place ! on va aller dans le changement de train". J'ai souris, indéniablement. Le changement de train. Nous allions alors sur la passerelle articulée, faites de planches de bois. Chacun d'un bord, nous sautions à tour de rôle, pour faire bouger cette passerelle, ce pont de bois ridicule qui séparait le toboggan en deux. Et il se balançait, et nous riions, criions, insouciants, puérils et ridicules. Mais pourtant si libres, et heureux, si simples. En sortant du train, cette pensée resta logée dans un coin de mon cerveau, comme un chat somnolant. Mais d'autres songes bien moins réjouissants l'ont alors rapidement chassée. J'ai encore faillit arriver en retard. Foutu train. Heureuse surprise que d'être avec Ahn-Thu, Manon et Marie en Spé Anglais. Le piano de Justine est encore mieux que dans mes souvenirs, noir et brillant, et ce son clair et distinct... Sur cette petite heure de permanence c'était bien agréable que de jouer de la musique. D'ailleurs, un bon moment passé dans le self avec camarade Smirnoff et camarade Babakoff. "Nan mais j'mange pas la bouche pleine, moi !". Même si après on a faillit être écrasées par la Batmobile. "Chuis sûre Batman il habite au balcon bleu, tiens !" Quelques éclats de rire en français. "- Where is my verge ? - On the floor !". Alex est revenu relooké. J'ai revu mon Joe. Ça faisait longtemps.